Diminuer la pauvreté de moitié malgré la crise – c’est possible !

Diminuer la pauvreté de moitié malgré la crise – c’est possible !

Traduction libre de l’article paru en Avril 2010 dans la NZZ

Retour rapide des pays en voie de développement à la croissance

Les pays en voie de développement se sont rapidement remis de la crise économique. Il existe par conséquent une chance réelle pour que le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême soit divisé par deux par rapport à 1990 et ce d’ici 2015.cei. Washington : Les « Objectifs du Millénaire » de l’ONU visant à diviser par deux le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême par rapport à 1990 et ce d’ici 2015 sont réalisables. C’est ce qu’a constaté une étude de la Banque Mondiale présentée vendredi. Sont considérées comme extrêmement pauvres les personnes disposant de moins d’1,25 dollar par jour. C’est la Chine qui a fait les plus grands progrès. Entre 1990 et 2005, le nombre de personnes extrêmement pauvres est passé de 60% à 16% et a diminué de 500 millions environ.


Moins d’échecs sur le plan politique

 

En Afrique subsaharienne, le pourcentage des pauvres est certes passé de 58% à 51%, mais devant la forte croissance de la population, environ 90 millions de personnes supplémentaires sont frappées d’une pauvreté extrême par rapport à 1990, à savoir un total de 387 millions. Nous ne disposons pas de chiffres montrant quelles conséquences l’effondrement de l’économie mondiale a eu dans ce domaine. La Banque Mondiale a néanmoins tenté une estimation. Elle part du principe qu’en 2015, 53 millions de personnes de plus vivront dans une pauvreté extrême dans le monde que si cette crise n’avait pas eu lieu. Les pays en voie de développement réagissent eux-mêmes et s’efforcent de limiter les répercussions. Jusqu’à présent, ils semblent ne pas avoir succombé à la tentation de répondre à la crise par le protectionnisme. La Banque Mondiale écrit que des mesures protectionnistes introduites depuis 2008 pourraient réduire le commerce mondial de 0,5%. L’effet reste limité. Il est impressionnant de voir à quelle vitesse les pays en voie de développement et les pays émergents renouent avec la croissance. Ainsi, le FMI table sur une progression de 6,3% pour l’année en cours. L’Afrique subsaharienne devrait connaître une croissance de 4,7% et de 5,7% de 2011 à 2013. Dans le passé, 90% des fluctuations des résultats économiques s’expliqueraient par des facteurs locaux tels que les guerres ou les échecs politiques. D’après la Banque Mondiale, cette situation se serait améliorée depuis les années 90. Grâce à cette stabilité, les pays récupèrent plus rapidement.

Retard sur d’autres objectifs

 

Pour d’autres objectifs du Millénaire, la feuille de route révèle un retard plus important. Certes, le nombre d’enfants de moins de 5 ans qui n’auraient pas atteint le poids requis a reculé de 7% entre 1990 et 2006 et atteint 26%. Mais l’objectif de diviser ce nombre par 2 aura du mal à être atteint.

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