Aperçu des labels équitables

Aperçu des labels équitables

Max Havelhaar, GOTS, gebana, claro, utz… Qu’est-ce qui se cache derrière ces labels ? Chacun a ses points forts. Tous n’ont pas la même rigueur. StopPauvreté met l’accent sur un mode de vie durable, qui donne de bonnes conditions de vie aux pauvres des pays du sud.


S’orienter dans la jungle des labels : guide des labels

Il existe diverses plateformes qui décrivent les labels, les comparent et les évaluent. La plupart sont des plateformes de développement durable : à côté des bonnes conditions de vie dans les pays du sud, l’environnement, le bien-être animal et les préoccupations sociales ont aussi leur importance ici en Suisse. Les plateformes utilisent les critères que les différents labels se sont fixés. Ces derniers sont comparés à ceux de la plateforme - ce qui permet une évaluation. Pour plus d’informations, des liens mènent directement aux différents labels.

Informations générales pour le consommateur

  • labelinfo.ch: propose le plus grand aperçu des labels en Suisse
  • WWF: évaluation et tuyaux dans la rubrique « vie durable ». Attention : Pour ceux qui valorisent plus le commerce équitable, l’évaluation des labels répondra plus à leurs critères que celle du WWF.

Pour les autorités et les entreprises

Guide général utile

  • labelinfo.ch/fr/home nous donne les labels utiles en Suisse
  • ecoconso.be : encourage des choix de consommation et des comportements respectueux de l’environnement et de la santé
  • commercequitable.org : le principal collectif français de concertation et de représentation des acteurs de commerce équitable en France
  • consoglobe.com : donne des infos et des conseils pratique dans des nombreux domaines de la vie

Labels spécifiques aux produits

Bon conseil : les plateformes facilitent considérablement une vue d’ensemble dans la jungle des labels. Mais il faut savoir que chaque plateforme a ses propres points forts, selon ce qui est particulièrement important pour l’opérateur de la plateforme. Vérifiez qui gère la plateforme et ce que les opérateurs écrivent sur leurs critères d’évaluation. Vous pourrez voir si vous évaluez de la même manière.

Parenthèse 1 : Équitable sans label – c’est possible ?

Dans certains cas, des produits sans label équitable qui cependant répondent aux critères du commerce équitable peuvent être produits et commercialisés. Mais ils ne sont pas testés, comme pour un label. De ce fait, l’acheteur doit se faire sa propre idée : la mention « équitable » est-elle justifiée ou n’est-ce qu’un truc publicitaire ? Les véritables produits équitables sans label ont la plupart du temps les caractéristiques suivantes :

  • Importation directe des pays du sud par une petite organisation, une association, une initiative spécialisée dans le soutien d’un projet particulier dans le pays d’origine.
  • Les prix payés aux producteurs sont présentés de façon transparente. Une relation au niveau des prix du commerce équitable est évoquée. Ils sont au même niveau ou supérieurs.
  • Grâce à l’initiative, les producteurs sont encouragés à améliorer leur niveau de vie de façon autonome.
  • On justifie la renonciation à un label de « commerce équitable » en général par le fait que l’investissement et les coûts pour un si petit projet en contact direct avec les producteurs et les Suisses ne valent pas la peine.
  • Leur fiabilité est à la mesure de celle des représentants suisses de l’organisation.

Bons conseils : Visitez la page web de l’initiative, adressez-vous directement aux organisateurs ou faites-vous conseiller dans le commerce de détail – vous découvrirez si vous pouvez faire confiance à ce projet !

Parenthèse 2 : Pourquoi le commerce équitable ne s’applique-t-il qu’aux pays du sud ?

On peut se demander à juste titre pourquoi les produits des agriculteurs suisses ou l’artisanat suisse ne peuvent pas être commercialisés sous le label équitable. Le concept équitable est utilisable de diverses manières. Mais le commerce équitable, tel qu’il a été défini, est un mouvement qui a pour objectif d’aider les producteurs des pays du sud à rentrer dans leurs droits, grâce à une gestion juste du commerce mondial. L’objectif est qu’ils aient un revenu qui leur permette de vivre et de faire vivre leur famille et de placer des jalons pour une assurance sociale et prévoir des réserves pour des événements inattendus.

Les agriculteurs suisses quant à eux sont protégés par les assurances sociales suisses, l’assurance maladie, les droits des travailleurs etc. Malgré toute la souffrance et la pauvreté possibles en Suisse, le commerce équitable vise consciemment les moyens d’existence dans les régions frappées par la pauvreté, là où les réseaux de sécurité sont insuffisants et où les droits ne sont pas garantis. Cela concerne des personnes dans beaucoup de pays d’Afrique et d’Amérique latine, mais aussi d’Asie et certains pays à la lisière de l’Europe.

Bons conseils : Avez-vous une région particulièrement à cœur ? Voyez si vous pouvez envoyer un don à une ONG suisse travaillant sur place, mais aussi si par l’achat de produits de commerce équitable, vous pouvez contribuer à améliorer les revenus des personnes !